|

|
général...Elle marche au pas
|
sans elle qui a mieux à faire.
|
|
de son âge, au pas de la
|
Dans «La Dame en bleu»
|
|
lenteur, au pas de ses
|
Noëlle Châtelet décrit avec
|
|
cheveux blancs et de ses
|
beaucoup de finesse et une
|
|
rides...Elle se suspend dans
|
psychologie aiguë ce moment
|
|
le temps, comme pour mieux
|
fragile et subtil où Solange
|
|
voir la vie, dans la rue, dans
|
pousse la porte de la vieillesse
|
|
un square, à la sortie d’une
|
et se métamorphose...
|
|
école...Épier, observer à
|
Ses mots sont posés comme
|
|
distance...Elle s’immerge dans
|
touches de couleurs délicates
|
|
la vieillesse toute en nuances,
|
sur toile... Et c’est certain, ce
|
|
lui trouvant plus de vertus
|
moment existe: il passe par
|
|
que de défauts. Elle ne lutte
|
une perception différente
|
|
pas contre elle mais vit avec
|
des choses...Une fois le seuil
|
|
elle en harmonie. Tous ces
|
franchi, Solange jouit de
|
|
riens qu’elle ne voyait pas
|
chaque instant, conjugue
|
|
prennent une autre
|
son futur au présent,
|
|
consistance et une autre
|
avance paisible et sereine
|
|
saveur...Elle se compose une
|
vers la vieillesse...sans crainte
|
|
Prix Anna de Noailles décerné
|
nouvelle partition faite de
|
et contraintes s’attachant
|
|
par l’Académie Française
|
silences, de couleurs et de
|
à des valeurs insoupçonnées...
|
|
|
gestes qui se suffisent à
|
Elle s’attarde
|
|
Une rencontre...c’est une
|
eux-mêmes. Elle s’emmitouffle
|
sur la photographie de sa mère
|
|
rencontre qui va changer la
|
dans cette vieillesse comme
|
que la vieillesse semble avoir
|
|
vie de Solange, attachée de
|
elle enfilerait un manteau
|
marquée.
|
|
presse et mère divorcée, qui, la
|
chaud et confortable...
|
Le geste de Solange est lui
|
|
cinquantaine passée, vit
|
chérissant les taches brunes
|
plus posé...Les gestes d’avant
|
|
une vie trépidante entre
|
qui s’étalent en mosaïque sur
|
se sont détricotés pour lui
|
|
obligations professionnelles et
|
ses mains qu’elle prend soin
|
tricoter une nouvelle peau
|
|
familiales, amours et amitiés.
|
de ganter quand elle sort...
|
avec des aiguilles toutes
|
|
En croisant la femme en bleu,
|
Elle apprend la vieillesse
|
neuves qu’elle enfile,
|
|
c’est une Solange inconnue
|
comme elle dessinerait une
|
à la plus grande perplexité
|
|
qui se révèle à elle-même et
|
carte de géographie,
|
ou au plus grand désarroi
|
|
une nouvelle vie qui
|
repérant les lieux de son
|
de son entourage, avec
|
|
commence : Solange décide
|
ancrage et faisant des
|
beaucoup de volupté et de
|
|
de prendre son temps et jette
|
repérages...Elle la teste et
|
sagesse...
|
|
un regard neuf sur les êtres,
|
se dit que la vieillesse a de la
|
|
|
les choses qui l’entourent, sur
|
noblesse, que le champagne
|
|
|
son âge et la vieillesse en
|
d’avant peut bien pétiller
|
|
|
_____________________________________________
|
©Christel J.Stefariel
|
|
|
|
Chronique» (08.06.04)
|
|
|
|
|
|
EXTRAITS
|
|
|