FRANCE

NOËLLE CHÂTELET

   Dernière parution   : 2004 “La Dernière Leçon” , Éditions du Seuil

   paru en allemand en 2005 sous le titre de “Die letzte Lektion”, KiWi

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Bio

 Chronique

Chronique

Chronique

Chronique

La Dame en bleu

La Femme Coquelicot

La Petite aux tournesols

La Dernière Leçon

Extraits

Extraits

Extraits

 

 

Roman de Noëlle Châtelet

CHRONIQUES

« La Dame en bleu »      

 

  paru en 1996 aux Éditions Stock

 

  Chronique écrite par Christel J.Stefariel

 

 

 

  Bremen, ville d’Allemagne,

  langage sensible et

  Après cette première

  des livres s’étalent avec

  poétique du livre, je décide

  rencontre avec les mots de

  majesté dans une librairie

  de le redécouvrir en français,

  Noëlle Châtelet, me vint

  claire et spacieuse. Trois

  ma langue maternelle et la

  le désir impérieux de lire

  coquelicots d’un beau rouge

  langue originale d’écriture du

  ses autres livres en français

  ornant la couverture d’un

  livre...Je veux le lire comme

  et en allemand. La chronique

  livre attirent mon regard :

  je fais couler le miel sur une

  de « La Dame en bleu» est

  « Die Klatschmohnfrau»

  tartine...me glisser dans la

  la première d’une série

  titre original « La Femme

  magie des mots...J’y retrouve

  portant sur les quatre livres 

  Coquelicot »...Je quitte la

  la même sensibilité et la

  suivants de Noëlle Châtelet.

  librairie avec un livre en

  même poésie initiales

 

  en allemand d’une femme

  restituées en allemand avec

  La Dame en bleu ( 1996)

  écrivain française que

  talent par Uli Wittmann,

La Femme Coquelicot ( 1997)

  jusqu’alors, je n’avais pas

  le traducteur de Noëlle

La Petite aux tournesols (1999)

  lue...Subjuguée par le

  Châtelet.

La Tête en bas (2002)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  général...Elle marche au pas

  sans elle qui a mieux à faire.

  de son âge, au pas de la

  Dans «La Dame en bleu»

  lenteur, au pas de ses

  Noëlle Châtelet décrit avec

  cheveux blancs et de ses

   beaucoup de finesse et une

   rides...Elle se suspend dans

  psychologie aiguë ce moment

  le temps, comme pour mieux

   fragile et subtil où Solange

  voir la vie, dans la rue, dans

  pousse la porte de la vieillesse

  un square, à la sortie d’une

  et se métamorphose...

  école...Épier, observer à

  Ses mots sont posés comme

  distance...Elle s’immerge dans

  touches de couleurs délicates

  la vieillesse toute en nuances,

  sur toile... Et c’est certain, ce

  lui trouvant plus de vertus

  moment existe: il passe par

  que de défauts. Elle ne lutte

  une perception différente 

  pas contre elle mais vit avec

  des choses...Une fois le seuil

  elle en harmonie. Tous ces

  franchi, Solange jouit de

  riens qu’elle ne voyait pas

  chaque instant, conjugue

  prennent une autre

  son futur au présent,

  consistance et une autre

  avance paisible et sereine

  saveur...Elle se compose une

  vers la vieillesse...sans crainte

  Prix Anna de Noailles décerné

  nouvelle partition faite de

  et contraintes s’attachant

par l’Académie Française

  silences, de couleurs et de

  à des valeurs insoupçonnées...

 

  gestes qui se suffisent à

  Elle s’attarde

  Une rencontre...c’est une

  eux-mêmes. Elle s’emmitouffle

  sur la photographie de sa mère

  rencontre qui va changer la

  dans cette vieillesse comme

  que la vieillesse semble avoir

  vie de Solange, attachée de

  elle enfilerait un manteau

  marquée.

  presse et mère divorcée, qui, la

  chaud et confortable...

  Le geste de Solange est lui

  cinquantaine passée, vit

  chérissant les taches brunes

  plus posé...Les gestes d’avant

  une vie trépidante entre

  qui s’étalent en mosaïque sur

  se sont détricotés pour lui

  obligations professionnelles et

  ses mains qu’elle prend soin

  tricoter une nouvelle peau

  familiales, amours et amitiés.

  de ganter quand elle sort...

  avec des aiguilles toutes

  En croisant la femme en bleu,

  Elle apprend la vieillesse

  neuves qu’elle enfile,

  c’est une Solange inconnue

  comme elle dessinerait une

  à la plus grande perplexité

  qui se révèle à elle-même et

  carte de géographie,

  ou au plus grand désarroi

  une nouvelle vie qui

  repérant les lieux de son

  de son entourage, avec

  commence : Solange décide

  ancrage et faisant des

  beaucoup de volupté et de

  de prendre son temps et jette

   repérages...Elle la teste et

  sagesse...

  un regard neuf sur les êtres,

  se dit que la vieillesse a de la

 

  les choses qui l’entourent, sur

  noblesse, que le champagne

 

  son âge et la vieillesse en

  d’avant peut bien pétiller

 

   _____________________________________________

     ©Christel J.Stefariel

 

 

   Chronique» (08.06.04)

 

 

  

  EXTRAITS

 

 

 extrait n°1 

     Au lit, le plateau du petit déjeuner sur ses

  genoux, enfouie dans une profusion de châles,

  de lainages, d’édredons, car elle est devenue

  frileuse, elle parcourt les sentiers de la mémoire.

  Dans l’humus du passé, la chaleur fait pousser les

  souvenirs comme des champignons qui se laissent

  cueillir sans effort.

     La biscotte crisse. Elle devient le sable qui

  égrène le temps parfumé à la confiture ou au miel

  parmi les vapeurs de thé.

 extrait n°2  

     L’art du catimini n’a plus de secret pour Solange.

   C’est même devenu son divertissement favori.

   Grâce au gris du tailleur qui lui permet de disparaître

   dans les murs, de se fondre avec le trottoir, grâce

   à cette façon particulière qu’elle a gardée de

   marcher, tout en mesure, pesant chaque pression

   du pied sur le bitume, dans un balancement doux

   du corps, elle peut s’offrir le luxe d’aller et venir

   parmi ses frères humains aussi tranquillement que

   si elle était transparente.

 extrait n°3  

   De la chambre elle a rapporté deux oreillers, un châle

   et l’édredon à fleurs. Elle a transformé en lit le

   divan froid du salon, allume la lampe du secrétaire.

   Le calepin avec la longue liste des appels, un crayon

   à la main, elle est prête. C’est  jour de courage.

   C’est soir de concession.

 

 

Roman de Noëlle Châtelet

CHRONIQUES

« La femme coquelicot»      

 

  paru en 1997 aux Éditions Stock

 

  Chronique écrite par Christel J.Stefariel

 

 

 

  Bremen, ville d’Allemagne,

  langage sensible et

  Après cette première

  des livres s’étalent avec

  poétique du livre, je décide

  rencontre avec les mots de

  majesté dans une librairie

  de le redécouvrir en français,

  Noëlle Châtelet, me vint

  claire et spacieuse. Trois

  ma langue maternelle et la

  le désir impérieux de lire

  coquelicots d’un beau rouge

  langue originale d’écriture du

  ses autres livres en français

  ornant la couverture d’un

  livre...Je veux le lire comme

  et en allemand. La chronique

  livre attirent mon regard :

  je fais couler le miel sur une

  de « La femme coquelicot» est

  « Die Klatschmohnfrau»

  tartine...me glisser dans la

  la deuxième d’une série

  titre original « La Femme

  magie des mots...J’y retrouve

  portant sur les quatre livres 

  Coquelicot »...Je quitte la

  la même sensibilité et la

  suivants de Noëlle Châtelet.

  librairie avec un livre en

  même poésie initiales

 

  en allemand d’une femme

  restituées en allemand avec

  La Dame en bleu ( 1996)

  écrivain française que

  talent par Uli Wittmann,

La Femme Coquelicot ( 1997)

  jusqu’alors, je n’avais pas

  le traducteur de Noëlle

La Petite aux tournesols (1999)

  lue...Subjuguée par le

  Châtelet.

La Tête en bas (2002)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Elle s’autorise alors à prendre

  et le remplace par un beau

  des libertés avec ses habitudes

  rouge coquelicot, ce rouge

  tout en s’étonnant avec une

  porteur d’espérance, d’un

  certaine malice de cette audace

   corsage d’autrefois,depuis

  soudaine. Voilà qu’elle rougit

  longtemps tombé aux

  comme une jeune fille aux

  oubliettes qui ressurgit

  compliments de Félix, qu’elle

  brutalement et se fond

  frémit lorsque le téléphone

  avec gourmandise dans

  sonne, qu’elle frissonne de

  les rouges et les violets des

  de plaisir au son de sa voix et

  cache-col de Félix.

  tremble au vu de ses lettres

       Dans ce rouge, Marthe

  d’amour. Il la trouve belle et

  s’affirme à présent dans

  désirable, le lui dit et elle le

  toute sa vulnérabilité et sa

  croit. Dans son carnet en

  tendresse. Dans son cœur

  maroquin rouge, c’est avec une

  à cœur à cœur avec Félix,

  joie toute particulière qu’elle

  elle s’abandonne légère à ses

  note leurs futurs rendez-vous

  sentiments...Dans leur peau à

  et qu’ensuite elle les annote

  peau, elle n’hésite pas à

  de petits commentaires

  franchir la porte du plaisir :

 

  comme pour prolonger le

  son corps à elle et son corps

       Elle, c’est Marthe, la femme

  bonheur de leurs rencontres à

  à lui, nus, s’habillent de cette

  coquelicot, la veuve d’Edmond,

  deux... Sa voix à elle tinte au

  lumière qui danse dans leurs